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Les Elections Générales en 1996 en Israël Tournant ou Fin du Procédé de Paix?
Carl Sunbourg
Elections Régulières et Critiques
Larticle analyse les élections pour le 14ème parlement Israélien (Knesset) qui eurent lieu fin Mai 1996 à travers une perspective comparative. Mon point de départ est la théorie délections critiques de V.O.Key (1955), un paradigme qui fut ensuite utilisé par S. Smooha et D. Peretz dans leur article en 1993. Key discute du fait quaucune élection démocratique nest égale à une autre. Cependant, il y a des élections qui mènent à de cruciaux changements.Ces changements peuvent parfois être existentiel et avec des conséquences à long terme. Selon Key, seulement ce genre délections sont des élections critiques.
Les exemples les plus dramatiques délections critiques furent les élections de 1932/33 en Allemagne qui détruisirent la République de Weimar, ainsi que les élections dAfrique du Sud en 1948 et 1994, qui, respectivement, menèrent à la politique de lapartheid et terminèrent cette période. Autre exemple, moins dramatique mais cependant un tournant, fut lélection qui mena Margaret Thatcher au pouvoir au Royaume-Uni en 1979.
Dans le cas dIsraël, généralement, les élections de 1977 sont considérées comme étant critiques. Comme résultat, létat et la société ont été profondément transformés. De plus, à première vue les élections de 1992 paraitraient avoir été critiques. Pour la première fois, le champs politique qui fut rejeté par vote en 1977 retourne au pouvoir efficacement. Je pense que les évênements qui eurent lieu entre 1992 et la première moitié de 1996 étaient une simple déviation dune tendance générale de létablissement Israélien vers une politique néo-libérale. Ainsi, les élections de 1996 constituent un retour à cette tendance globale, elles ne peuvent donc pas être considérées comme élections critiques.
Deux groupes électoraux en marge
Pour la première fois dans lhistoire, les électeurs avaient le droit de voter deux fois en 1996, un vote pour le parti préféré et un vote pour le candidat qui deviendrait Premier Ministre, cest-à-dire, Shimon Peres ou Benjamin Nethanyahu. Cette nouvelle façon de voter était le résultat des nouvelles Lois Basiques qui furent votées en 1992. Ces nouvelles lois nont pas facilité les prévisions du comportement des électeurs. En résumé, les électeurs ont eut un vote ethnique, cest-à-dire que les deux grands partis (les Travaillistes et Likud) perdirent ensemble 19 sièges, et de nombreux groupes électoraux votèrent en majorité pour leur parti, qui représentait leur groupe dintérêt contre les intérêts des autres groupes.
LElectorat Religieux lExemple Shass
Le parti Shass fut fondé en 1984. Il émerga du milieu ultra-orthodoxe de la communauté Misrachi (Juifs venant de communautés Africaine et Asiatique). Shass devint le troisième parti le plus fort au parlement après les elections de 1996, gagnant quatre sièges supplémentaires dans la chambre des 120 sièges. Ovadia Joseph, le chef religieux du parti avait declaré pendant la campagne électorale que se serait justifiable de rendre la terre aux Palestiniens si des vies juives étaient ainsi protégées. La priorité pour Shass est de sécuriser autant que possible une part des recours financiers publics, pour ainsi aider les systèmes déducation et daide sociale des électeurs. Les chefs de Shass aiment beaucoup souligner que cela serait une mesure contre les presumé discriminations religieuse. Cependant, à long terme, cette stratégie pourrait servir le but principal de Shass, cest-à-dire, létablissement dun état religieux Juif en Israël.
Les Partis Arabes et Leur Electorat
Les Citoyens Palestino-Arabe votèrent à 98 pour cent pour Peres, et simplement 20 000 étaient pour Netanyahu. Une portion plus petite de ces électeurs donnèrent un bout de papier blanc le nom du candidat favori pour être Premier Ministre devait être écrit à la mainrendant ces votes non valable. Cette forme de protestation contre le traitement des autorités envers les citoyens Palestino-Arabe a augmenté pendant les élections postérieures, ce qui souligne le sentiment de ce groupe dêtre défranchisé. En ce qui concerne les partis politiques, les votes étaient ainsi départis: 16 pour cent pour les Travaillistes, 6,6 pour cent pour le Likud, et 70 pour cent pour les partis arabes. Ce fut 20 pour cent de plus de votes pour les partis arabes que dans les élections précédentes.
Larticle complet est publié dans: Sabine Hoffmann & Ferhad Ibrahim (eds.), Ibrahim & Ashkenasi (eds.) Der Friedensprozeß im Nahen Osten. Eine Revision, LIT Münster, 2ème édition révisée, 1998, pp 163-190.
Traduit par Alice L'hotellier
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